Des chercheurs ont répliqué Picbreeder, le projet fondateur d'évolution collaborative d'images, en remplaçant les utilisateurs humains par des modèles de vision-langage. L'expérience teste une question simple : les IA peuvent-elles découvrir de façon ouverte, sans directive, comme le font les humains ?
Picbreeder fonctionnait via évolution interactive—des utilisateurs sélectionnaient les images les plus intéressantes parmi des variations générées par petits réseaux de neurones, dirigeant progressivement l'exploration vers des formes nouvelles et imprévisibles. Ici, les chercheurs ont remplacé le jugement humain par des VLM qui évaluent la "novelté" et la "meaning" des images selon des critères apprises.
Sinon, on mesure précisément où l'IA achoppe face à l'imprévisibilité humaine..
L'enjeu : savoir si l'open-endedness—cette capacité à générer continuellement du nouveau sans script prédéfini—est une propriété reproduisible par l'IA ou exclusivement humaine. C'est fondamental pour les assistants créatifs et scientifiques qui prétendent assister à la découverte autonome.
Si le résultat fonctionne, cela ouvre une voie pour débloquer l'exploration créative non supervisée. Sinon, on mesure précisément où l'IA achoppe face à l'imprévisibilité humaine.

