Sakana AI, startup japonaise cofondée par Llion Jones (co-auteur de Transformer), lance un laboratoire dédié à la recursive self-improvement : des IA capables de s'améliorer itérativement sans intervention humaine. L'objectif affiché : échapper à la course aux ressources de calcul qui oppose les géants américains.
Cette approche repose sur l'idée que l'efficacité algorithmique peut remplacer la puissance brute — faire plus avec moins. Au lieu d'empiler des GPU, optimiser l'architecture elle-même. Un pari technologique audacieux, mais qui soulève des questions.
Anthropica s'inquiète précisément de ce scénario : une IA capable de se modifier sans supervision crée des risques de contrôle exponentiels. Comment vérifier qu'une système s'améliore dans la bonne direction ?
Le vrai enjeu : RSI pourrait redistribuer le pouvoir. Les petits labs pourraient concurrencer OpenAI ou DeepMind. Mais c'est exactement ce qui rend le contrôle plus complexe à distance.

