Prometheus, la startup de robotique financée par Bezos, vient de lever 12 milliards de dollars en série C, portant sa valorisation à 41 milliards. La jeune entreprise développe une IA capable d'automatiser des tâches d'ingénierie lourde et de conception chimique — pas seulement de les assister, mais de les exécuter en quasi-autonomie sur des systèmes physiques complexes.
Ce qui change : les robots jusqu'ici suivaient des scripts. Prometheus vise à créer un « ingénieur artificiel » capable de comprendre un problème, d'explorer des solutions et de les valider sans intervention humaine constante. Applications visées : conception de molécules pour l'industrie pharma, optimisation de chaînes de production, prototypage accéléré.
La bataille des gigafonds se durcit. OpenAI a levé 6,6 milliards, Anthropic en lève autant : la vraie course n'est plus juste le LLM conversationnel, mais qui automatisera les métiers de l'ingénierie et de la recherche physique. Bezos pariant ici sur le hardware autonome, pas juste l'algo.
Le doute subsiste : 41 milliards sur promesse, pas sur résultat. L'IA générale dans le monde physique reste plus difficile que sur du texte. Les délais de Prometheus tiendront-ils ?




