OpenAI et Microsoft ont trouvé un accord qui met fin à un contentieux majeur. Le géant de Redmond accepte que son partenaire puisse vendre ses produits d'intelligence artificielle sur AWS (les serveurs d'Amazon), au lieu d'être limité à Azure (les serveurs Microsoft). En contrepartie, Microsoft bénéficiera d'un meilleur partage des revenus générés par cette collaboration.
Cet accord illustre les tensions croissantes dans l'écosystème de l'IA : les grandes entreprises technologiques se livrent une bataille féroce pour contrôler les plateformes où fonctionnent les outils IA, sachant que qui contrôle l'infrastructure contrôle (partiellement) le marché. Pour les utilisateurs français et européens, cela signifie que les services OpenAI resteront davantage diversifiés et moins dépendants d'un seul fournisseur cloud.
Le conflit reflète aussi la mutation de Microsoft : autrefois concurrent direct d'OpenAI sur l'IA, l'entreprise doit désormais équilibrer son rôle d'actionnaire majeur avec les ambitions d'indépendance de sa filiale.

