Washington et OpenAI négocient une participation gouvernementale directe dans la startup via un « Public Wealth Fund » — mécanisme inédit de redistribution aux citoyens américains. Bernie Sanders propose d'imposer 50 % de fiscalité sur les parts IA. Le scénario inquiète les analystes : une entité « too big to fail » comme en 2008, où l'État se retrouverait otage de ses propres investissements.
L'enjeu dépasse la simple levée de fonds. C'est la question de qui contrôle l'infrastructure IA critique — et à quel coût politique. Si l'État devient actionnaire, peut-il encore réguler sans conflit d'intérêt ? Inversement, laisser OpenAI grandir sans garde-fou crée un précédent dangereux pour la souveraineté technologique.
La parade existe : des structures de gouvernance robustes (conseil indépendant, seuil de cession automatique, droit de retrait) pourraient encadrer cette participation. Mais la vraie question est ailleurs : veut-on financer l'IA comme on a financé les banques en 2008, ou inventer un modèle où l'État protège ses intérêts sans devenir otage ?

