Satya Nadella a publiquement désavoué un mémo interne proposant de rendre volontairement addictif l'IA agent Scout de Microsoft. Le PDG a écrit à 50 top engineers : « Je ne sais pas qui écrit ce charabia », rappelant que l'IA doit responsabiliser, pas accrocher les utilisateurs. Scout devrait réduire le temps d'écran, pas l'augmenter.
Cet épisode révèle une tension classique en interne : d'un côté, les équipes produit optimisent l'engagement par tous les moyens (comme Facebook l'a fait); de l'autre, un leadership qui affiche des ambitions plus larges. Le mémo fuité suggère qu'au sein même de Microsoft, certains pensent encore que l'addiction est une métrique de succès.
La parade ? Une direction claire depuis le sommet. Quand le CEO corrige publiquement une VP devant des ingénieurs, le signal descend vite. C'est moins la preuve d'une éthique interne que celle du poids de la réputation : une marque ne peut plus se permettre d'assumer l'addiction.
Reste la question : c'était un VP isolé ou une tentation partagée ? Le fait que Nadella ait dû l'écrire noir sur blanc suggère que personne n'avait clairement tranché avant.

