Semaine 2 du procès : Musk affirme avoir été trompé par Altman et Brockman sur les promesses de maintien du statut à but non lucratif d'OpenAI. En contrepartie de sa donation initiale de 38 millions de dollars, il prétend avoir reçu des assurances écrites qui n'ont jamais été honorées.
Le problème central ressemble à un contrat verbal en cryptomonnaie : tout le monde a une version différente du deal initial. OpenAI riposte en produisant des documents et témoignages montrant que Musk, lui-même, a exploré des stratégies de financement douteux pour garder le contrôle du projet à l'époque.
L'impact légal dépasse largement ce procès.
La révélation clé : Shivon Zilis (board member de Musk) a confirmé que Musk avait tenté de recruter Sam Altman directement pour un projet concurrent. C'est le détail qui renverse la narration : ce n'est plus « Musk arnaqué », mais « Musk qui se bat pour le contrôle d'une boîte qu'il ne contrôle plus ».
L'impact légal dépasse largement ce procès. Si Musk gagne, il établit un précédent sur la responsabilité fiduciaire des fondateurs de startups en pivots de modèle économique—un champ de mines pour 500+ fondateurs en mode burn-out. Si OpenAI gagne, c'est l'immunité légale pour les pivots fondamentaux tant qu'il y a une trace écrite.
Ce qui se joue vraiment : le droit de changer d'avis en scale-up. Tout le reste est posture.

