Les data centers pour l'IA deviennent une bombe financière. JPMorgan, Morgan Stanley et autres géants bancaires financent des constructions massives qui coûtent des milliards en capital emprunté. Problème : les risques de crédit explosent, et les banques cherchent désormais à les refiler à d'autres investisseurs.
Cette tendance révèle une tension fondamentale. Construire l'infrastructure IA nécessaire aux modèles comme ChatGPT ou Claude exige des investissements titantesques — des centaines de millions par data center. Les banques, habituées à financer des projets rentables rapidement, découvrent que ces installations mettent des années avant de générer des revenus. Pendant ce temps, elles accumulent des dettes énormes sur leurs bilans.
Cette tendance révèle une tension fondamentale.
Conséquence directe : elles transfèrent le risque. Plutôt que de garder ces crédits, JPMorgan et Morgan Stanley les vendent à d'autres fonds ou investisseurs, ce qui pose une question vertigineuse. Si une bulle IA éclatait — ou si les retours sur investissement déçoivent — qui absorberait les pertes ? Pas les banques, mais les petits investisseurs qui ont acheté ces créances.

