Le problème : la définition du deepfake dans l'AI Act européen reste floue. Elle vise techniquement « les représentations réalistes de personnes, d'objets ou de lieux », mais aucune limite n'est fixée entre « synthétique accepté » et « trompeur ». Les retailers exploitent cette zone grise pour contourner l'obligation d'étiqueter le contenu généré.
Cette brèche s'élargit alors que les modèles IA produisent du contenu hyper-réaliste bon marché. Si Bruxelles ne clarifie pas la définition, le retail peut inonder les plateformes de visuels synthétiques sans avertir les consommateurs — légalement. C'est un test : la régulation européenne tiendra-t-elle face au lobbying économique direct ?
L'enjeu n'est pas technique mais politique. Clarifier la définition coûterait aux retailers en étiquetage obligatoire. La laisser floue coûte aux consommateurs en confiance.




