L'UE mise sur les régulations (IA Act) et les investissements publics, mais tant qu'elle manque de modèles de base propriétaires et d'infrastructure informatique autonome, elle reste dépendante des grands labs américains (OpenAI, Anthropic, Google). Le « cloud souverain » européen existe : il ne représente qu'une fraction des capacités réelles.
La vraie souveraineté supposerait de financer massivement la recherche locale, de consolider les champions technologiques (Mistral, Aleph Alpha), et de construire une chaîne d'approvisionnement en chips indépendante — un investissement de dizaines de milliards, pas de millions. Or l'UE fait le choix inverse : régulation sans capacité.
Résultat : l'Europe peut encadrer l'IA américaine, elle ne peut pas la remplacer. C'est une position de régulateur, pas de puissance.





