Le débat sur la productivité des devs avec l'IA prend un tournant : et si la vraie valeur n'était pas la vélocité, mais la qualité ? Nolan Lawson, dev chevronné, remet en question la narration dominante qui vend l'IA comme multiplicateur de lignes de code par heure.
Son observation : quand on laisse l'IA générer, on gagne du temps côté clavier mais on le perd en relecture, debug et refactor. Les assistants IA excellent à produire du code « acceptable » qui passe les tests, mais rarement du code vraiment bon — celui qui scaling bien, se maintenait, anticipe les edge cases.
C'est moins impressionnant sur un dashboard de management..
Le paradoxe : en forçant une réflexion plus lente, en questionnant chaque suggestion de l'IA plutôt que de l'adopter bêtement, on finit avec une base de code plus robuste. C'est moins impressionnant sur un dashboard de management.
Ce qui change : la métrique. Les devs et leurs teams commencent à mesurer non plus les commits/jour ou les features/sprint, mais la dette technique évitée, la résilience gagnée. L'IA devient un sparring-partner critique, pas un tapis roulant.

