Les licenciements tech s'accumulent, et les médias en font des signes avant-coureurs d'un apocalypse des cols blancs. Sauf que la réalité est moins dramatique : les vagues de suppressions d'emploi chez Meta, Coinbase ou Cisco reflètent surtout des surembauches passées et des ajustements de marché, pas une vague inexorable d'automatisation.
Les chiffres contredisent l'hystérie. Les postes de développeur, analyste financier ou même journaliste tech restent demandés. Ce qui change, c'est la composition des équipes : les entreprises recalibrent, pas déciment. L'IA augmente la productivité, elle ne remplace pas massivement—pas encore, et peut-être jamais à l'échelle catastrophique qu'on imagine.
Les chiffres contredisent l'hystérie.
Le vrai problème ? Le discours binaire : soit l'IA sauve tout, soit elle détruit tout. Entre les deux, il y a des transitions, des mutations de métiers, du réapprentissage. Les cols blancs qui survivaient déjà à la bureautique survivront à Claude et ChatGPT.
Ce qui compte : distinguer les ajustements cycliques des disruptions structurelles. Aujourd'hui, on observe surtout du bruit médiatique et des corrections d'embauche. Les vrais enjeux sur l'emploi émergent ailleurs—et dans cinq ans, pas demain.

