Le débat sur le droit d'auteur et l'IA s'aiguise : entraîner des modèles sur des contenus protégés sans consentement, c'est du plagiat industrialisé. Ironie.
Les modèles de langage absorbent des milliards de textes depuis le web — articles, livres, code — pour apprendre. Zéro compensation aux créateurs originaux. Les entreprises d'IA invoquent le fair use, mais la différence d'échelle change la donne : on ne parle plus d'une citation, mais de l'extraction systématique de la moelle intellectuelle d'Internet.
Ce n'est pas qu'une querelle légale.
Les procès s'accumulent (New York Times contre OpenAI, auteurs contre Meta). Les arguments juridiques s'affrontent : exception pédagogique versus spoliation. Pendant ce temps, les régulateurs européens et américains restent paralysés entre innovation et droits des créateurs.
Ce n'est pas qu'une querelle légale. Si l'IA peut se construire gratuitement sur le travail d'autrui, le modèle économique de la création traditionnelle implose. Les créateurs perdent leverage, les entreprises d'IA capturent 100% de la valeur.

