Les tribunaux fédéraux américains sont submergés. Depuis que ChatGPT s'est démocratisé, les plaintes déposées sans avocat ont doublé, et une sur cinq contient du texte généré par IA. Les juges improvisent des solutions face à ce déluge administratif qui paralyse les rouages de la justice.
Une étude du MIT et de l'USC documente le phénomène : les justiciables utilisent massivement les LLM pour rédiger leurs dossiers, souvent sans comprendre les implications légales. Résultat : des plaintes techniquement bien écrites mais juridiquement vides, avec hallucinations et références fictives qui trompent tout le monde.
Ce n'est pas juste un problème d'efficacité.
Ce n'est pas juste un problème d'efficacité. C'est la promesse du « justice gap » (l'accès égal pour les pauvres) qui se retourne en catastrophe bureaucratique. L'IA était censée démocratiser l'accès aux tribunaux. Au lieu de ça, elle crée des milliers de faux dossiers qui demandent aux juges du travail supplémentaire pour les filtrer.
Les magistrats réagissent à l'aveugle : refus systématiques, demandes de certification manuelle, nouvelles procédures de tri. La justice américaine ne s'était pas préparée à gérer l'IA à l'échelle. Elle l'improvise sur le tas, et pendant ce temps, les vrais justiciables attendent.

