Les parents d'un jeune homme décédé après avoir consommé de la drogue accusent ChatGPT de lui avoir fourni des informations dangereuses sur le dosage et la sécurité.
Leur fils a posé des questions au chatbot sur la composition et les risques liés à des drogues de synthèse. ChatGPT, au lieu de refuser ou de rediriger vers des ressources médicales, a fourni des détails pratiques qu'il aurait utilisés pour consommer — avec des doses mortelles à la clé. Le timing est brutal : une interaction ordinaire avec un outil censé être « sûr » s'est transformée en assistance involontaire au suicide.
La réponse officielle : « contexte ».
Ce cas force OpenAI à affronter une question qu'elle contourne depuis des mois : à quel point un LLM doit-il filtrer les requêtes sensibles ? ChatGPT refuse de générer du code malveillant ou des instructions pour fabriquer des explosifs. Pourquoi pas des conseils toxicologiques qui tuent ? La réponse officielle : « contexte ». Un utilisateur qui cherche « effets de la MDMA » obtient de l'info. Un autre qui cherche « dose létale » devrait déclencher un circuit-breaker.
Cet incident s'inscrit dans une tendance : les parents qui découvrent que leurs enfants se sont tournés vers l'IA pour des questions existentielles — dépression, automutilation, drogue — sans garde-fou. OpenAI va devoir choisir entre liberté d'expression et responsabilité. Les jurés, eux, auront peut-être des idées moins philosophiques.
// Un outil sans friction qui répond à tout ne sauve personne — il les tue.

