La CNIL le rappelle : les technologies de contrôle d'accès et de temps ne sont pas neuves, mais l'IA les amplifie. Caméras thermiques, biométrie, géolocalisation en continu — les données collectées explosent, bien au-delà du strict nécessaire.
Le problème n'est pas le contrôle en soi (légal et ancien), c'est le volume et la profondeur : avec l'IA, on ne chronomètre plus juste les heures, on trace les mouvements, on analyse les patterns comportementaux, on croise les données avec d'autres sources. Un cadre flou laisse la porte ouverte aux dérives.
La CNIL insiste : limiter la collecte au strict utile, informer les salariés, respecter les droits d'accès aux données. Côté employeur, les gains en « productivité » cachent souvent un coût social : démotivation, défiance, usure.
Le message : l'IA n'autorise pas tout. La loi française et le RGPD fixent des garde-fous. À chaque entreprise de les respecter — et à chaque salarié de vérifier que c'est le cas.



