Les plateformes de streaming pivotent vers la vidéo comme nouveau terrain de bataille. Spotify a signé un partenariat avec Le Sserafim (K-pop) pour diffuser en exclusivité un concert enregistré à Séoul, tandis que YouTube sécurise des contenus Madonna. Contrairement à la musique, où les exclusives sont devenues quasi impossibles à négocier, la vidéo offre une marge de manœuvre commerciale aux géants du streaming.
Cette stratégie révèle une réalité : les catalogues musicaux sont désormais si fragmentés et interconnectés que les exclusives audio coûtent trop cher pour des gains limités. La vidéo — concerts, documentaires, clips — devient le vrai levier pour fidéliser et différencier. Spotify et YouTube se battent donc sur ce terrain moins saturé, où les artistes voient aussi une opportunité de toucher des audiences ciblées.
Mais attention au modèle : ces partenariats exclusifs ne sont possibles que parce que les artistes ont choisi de jouer le jeu. Le vrai enjeu reste la concentration : à chaque nouveau partenariat, c'est une plateforme de moins où tu trouves le contenu. L'expérience se fragmente, les frais d'abonnement aussi.
C'est le classique du streaming 2026 : plus de contenu exclusif, plus de silos, et toi tu paies pour jongler entre les apps.






