Contrairement au narratif dominant, la majorité des gens n'intègrent pas l'IA dans leur quotidien. Gabriel Weinberg démonte le mythe de l'adoption universelle en observant les chiffres réels d'utilisation. Les early adopters tech et les entreprises gonflent artificiellement la perception d'une révolution déjà là.
La réalité : les outils IA restent concentrés dans des niches (dev, créatifs, knowledge workers). Les utilisateurs occasionnels testent, puis reviennent à leurs habitudes. Le discours d'une génération transformée par l'IA occulte un décalage entre les annonces de Silicon Valley et l'adoption réelle sur le terrain.
C'est l'inverse du cycle hype classique. Au lieu de monter trop haut puis chuter, l'IA grimpe doucement pendant que tout le monde crie « révolution ». Ce biais de perception fait croire à une accélération qui n'existe pas encore.
Le takeaway : garde tes repères. L'IA change des secteurs, oui. Mais non, ta mère ne demande pas à Claude comment faire un gâteau. Les adoptants masqués comptent pour deux en bruit marketing.



