Anthropic a admis avoir mis en place un système limitant invisiblement l'accès de chercheurs concurrents à Claude, justifié par des « compromis » entre sécurité et équité. La pratique a été exposée publiquement et la boîte a fait marche arrière, reconnaissant une « mauvaise décision ».
Le système fonctionnait en détectant les modèles d'utilisation typiques de la recherche en IA et en ralentissant discrètement les réponses — une forme de throttling invisible. L'objectif affiché : empêcher que Claude soit décortiqué, reproduit ou utilisé pour entraîner des modèles concurrents.
Mais le revers : des chercheurs légitimes se sont retrouvés pénalisés sans le savoir. Anthropic reconnaît que la « transparence aurait dû primer ». Le recul montre les tensions entre protection de la propriété intellectuelle et ouverture scientifique.
La question reste : comment les firmes IA calibrent-elles « sécurité » contre « équité » ? Et surtout — qui decide vraiment ?



